La ville de Tanger étouffe sous sa propre légende, sous la nostalgie qui l’enveloppe, ce mythe cosmopolite fait d’intrigues et de trafics qui lui colle à la peau. Les poètes venus du monde entier l’ont tant chantée. Elle est seule face au détroit de Gibraltar, ce petit bras de mer entre Maroc et Espagne où se perdent de nombreux espoirs de rejoindre l’eldorado européen. 

Découvrir Tanger, c’est accepter de se perdre

Se perdre dans les dédales de la kasbah , rue riad sultan sous le porche du mythique  « Detroit Palace »

 
La Kasbah, âme de Tanger, est l’ancienne forteresse avec ses remparts qui domine la Médina et toute la ville.On y accède depuis le grand Socco par la rue d’Italie en montant la rue de la Kasbah. Quartiers d’anciens palais, elle recèle de superbes demeures. Place de la Kasbah, le palais du sultan « Dar El Mekhzen » renferme un musée consacré
aux arts marocains. Le palais voisin, Dar Chorfa  accueille le musée des antiquités et d’archéologie. Le café du détroit est un lieu privilégié, il tient son nom de la vue magnifique sur le détroit de Gibraltar . Sans oublier le fameux café Baba, les Stones sont loin d’être les seules stars à avoir posé leurs fesses sur les chaises du café. Les rois d’Espagne et de Suède y sont passés tout comme le Grand-Duc de Luxembourg, Kofi Annan, l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies, Patti Smith … Tanger a fait rêver des générations d’Européens et d’Américains, artistes, intellectuels, beatniks, excentriques. Les peintres Henri Matisse et Eugène Delacroix sont tombés sous son charme et y ont séjourné, de même que le composeur et écrivian Paul Bowles qui y mourra.

Rue riad sultan / Detroit palace /street

Fondouk chejra / tisserands – Tanger

Flâner au Foundouk Chejra. Dans cet ancien caravansérail, on observe le paisible  travail des tisserands et on admire le bel ouvrage  !

Au beau milieu des boutiques en contrebas de l’escalier Waller, l’entrée tout comme le bâtiment ne paient pas de mine et ne laissent rien deviner de toutes les merveilles que
l’on peut trouver à l’intérieur. Le Foundouk Chejra est comme les tisserands qu’il abrite: modeste, discret, mais recelant de véritables petits trésors de confection.
Ici pourtant en plein cœur de la ville, pas de bruit, si ce n’est celui des métiers à tisser et des rouets qui s’activent. Les mâalems travaillent ainsi à l’écart du tumulte de la médina,
installés un peu à l’abri des regards dans leurs minuscules ateliers, excédant rarement une dizaine de mètres carrés, auxquels on souvent été ajouté un étage en mezzanine.
Du sol au plafond, chaque échoppe est en quelque sorte une caverne d’Ali Baba à elle toute seule. Entre les laines et les fils pendus un peu partout, on pourra admirer et acheter les incontournables cotonnades rayée rouge et blanc portées par les paysannes du Rif, de même que des vêtements traditionnels comme des chèches, takchita, djellaba, caftan, burnous, haïk, nappes, rideaux …

Tisserand / foundouk chejra