Le Trioplan est l’un de ces objectifs photo devenus légendaires non pas pour leur perfection optique, mais pour leur signature visuelle unique. Conçu à l’origine par Meyer Optik Görlitz, le Trioplan 100mm f/2.8 est aujourd’hui recherché par les photographes qui souhaitent s’éloigner du rendu clinique des optiques modernes et redonner une véritable âme à leurs images.
Célèbre pour son bokeh en bulles de savon, le Trioplan est un objectif à part, capable de transformer une scène banale en une image artistique immédiatement reconnaissable.

Pour obtenir le bokeh bulles de savon il faut utiliser une grande ouverture, réduire la distance entre l’appareil photo et le sujet et accroitre la distance entre le sujet et l’arrière-plan !
Le Trioplan 100mm f/2.8 de Meyer Optik Görlitz
Le Trioplan 100mm f/2.8 est un téléobjectif lumineux conçu à l’origine pour la photographie argentique. Aujourd’hui, il est utilisé aussi bien en version vintage qu’en réédition moderne sur des boîtiers numériques via bague d’adaptation.
Sa focale de 100 mm en fait un excellent choix pour :
- le portrait artistique,
- la photographie florale,
- les détails et natures mortes,
- les images créatives où le flou joue un rôle central.
Le Trioplan n’est pas un objectif polyvalent : il s’adresse avant tout aux photographes qui cherchent une esthétique forte et assumée

Le langage des fleurs par le Trioplan

La forêt enchantée au pays de Cocagne … Amanite tue-mouches

Pourquoi le bokeh du Trioplan est-il unique ?
Le célèbre “soap bubble bokeh”
Le bokeh du Trioplan est immédiatement reconnaissable grâce à ses cercles lumineux parfaitement définis, souvent appelés soap bubbles. Contrairement à un flou crémeux et diffus, le Trioplan dessine clairement les contours des zones floues, créant un effet presque graphique.
Ce rendu apparaît principalement :
- à pleine ouverture (f/2.8),
- lorsque l’arrière-plan est lumineux,
- avec des sources de lumière ponctuelles (feuillages, reflets, guirlandes, gouttes d’eau).
Une formule optique volontairement imparfaite
Ce bokeh si particulier n’est pas un défaut, mais la conséquence directe de la formule optique à trois lentilles du Trioplan. Les aberrations sphériques, peu corrigées, génèrent ces cercles de confusion très marqués.
Là où les objectifs modernes cherchent à effacer ces aberrations, le Trioplan les transforme en signature artistique.
Le Trioplan 100mm f/2.8 n’est pas simplement un objectif photo : c’est un outil créatif à part entière. Son bokeh en bulles de savon, son rendu vintage et son caractère affirmé en font une référence incontournable pour les photographes en quête de singularité.
Le Trioplan ne cherche pas la perfection.
Il cherche le style.
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